L’atelier fondateur de l’Académie virtuelle du CAMES a été officiellement clôturé ce jeudi 23 avril 2026 à Conakry. Pendant quatre jours d’échanges intenses et constructifs, les représentants de 14 pays africains ont confronté leurs idées et partagé leurs expériences autour des enjeux majeurs du système éducatif continental, sous l’égide du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur.
Ces assises ont permis d’aborder des questions stratégiques liées à la modernisation de l’enseignement supérieur africain, à la gouvernance académique, ainsi qu’à l’intégration du numérique comme levier de transformation durable. L’objectif affiché : bâtir un espace académique plus cohérent, inclusif et adapté aux réalités contemporaines du continent.

Dans son allocution, le Secrétaire général du CAMES, le professeur Souleymane Konaté, a salué l’accueil chaleureux des autorités guinéennes, notamment celui du président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya. Il a également félicité la qualité de l’organisation de cet atelier, rendue possible grâce à l’implication de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Dre Diaka Sidibé.
Prenant la parole à son tour, la ministre, également présidente en exercice du CAMES, a exposé avec clarté la vision ambitieuse portée par l’institution : celle d’une valorisation accrue des universités africaines et d’un renforcement de leur compétitivité à l’échelle internationale.

Dans un discours dense et porteur d’espoir, elle a souligné la portée historique de cet atelier fondateur :
« Nous voici au terme des travaux de l’atelier fondateur de l’Académie virtuelle du CAMES, AVI-CAMES. Pendant quatre jours d’échanges soutenus, de réflexions stratégiques et de co-construction, nous avons collectivement posé les bases d’une transformation majeure de notre système d’enseignement supérieur. »
Elle s’est félicitée des avancées concrètes obtenues, notamment l’adoption consensuelle des textes fondateurs (statuts, règlement intérieur et charte des services), ainsi que la mise en place d’un plan de financement structuré, crédible et diversifié, garantissant la pérennité de l’initiative.
Au-delà de la création d’une simple plateforme numérique, la ministre a insisté sur la dimension politique et stratégique de l’AVI-CAMES :

« Nous faisons plus que créer une plateforme virtuelle. C’est un acte politique majeur pour le CAMES, un choix stratégique pour nos États et un engagement collectif pour l’avenir de l’enseignement supérieur africain. »
Elle a également affirmé une ambition forte : bâtir un espace académique africain souverain, moderne et solidaire.
Souverain, en permettant aux États africains de maîtriser pleinement leurs outils de production et de diffusion du savoir ;
Moderne, grâce à l’intégration résolue du numérique comme accélérateur de développement ;
Solidaire, en réduisant les inégalités d’accès au savoir entre les institutions et les populations.
La ministre a salué l’engagement des délégués, experts et partenaires techniques et financiers, dont les contributions ont permis de répondre aux défis cruciaux de la massification de l’enseignement supérieur, de l’équité pédagogique et de la souveraineté numérique.
Elle a également exprimé sa gratitude envers la commission d’organisation pour son professionnalisme et son sens du devoir, ayant permis de créer un cadre de travail rigoureux et à la hauteur des ambitions de cet atelier.
Convaincue du potentiel transformateur de cette initiative, Dre Diaka Sidibé a conclu en affirmant que l’Académie virtuelle du CAMES constituera bien plus qu’un outil numérique : un véritable levier d’intégration régionale, de partage du savoir et de valorisation du capital humain africain.

Enfin, elle a adressé ses remerciements aux plus hautes autorités guinéennes, en particulier au président Mamadi Doumbouya et au gouvernement, pour leur soutien déterminant ayant contribué au succès de cette rencontre historique.
Aboubacar Moussa Camara









