L’étau judiciaire se resserre autour de l’artiste Yama Séga et de Maya La Solution. Selon des sources concordantes jugées fiables, les deux personnalités ont été transférées cet après-midi dans les locaux de l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et des Mœurs l’OPROGEM, où elles devraient être auditionnées, avec une probable mise en garde à vue à la clé.
Très suivies sur les réseaux sociaux, les deux femmes s’étaient récemment retrouvées au cœur d’une vive polémique après la diffusion d’échanges particulièrement virulents. Entre invectives, injures publiques et révélations sur leur vie privée, la séquence a rapidement dépassé le cadre du simple clash numérique pour susciter une indignation notable au sein de l’opinion publique, certains y voyant une banalisation de discours jugés dégradants.

Face à ce type de contenus, qualifiés d’« atteintes à l’ordre public numérique », le Parquet Général près la Cour d’Appel de Conakry semble déterminé à marquer un tournant. Dans une directive ferme datée du 15 avril, il a enjoint les parquets de son ressort à adopter une politique pénale plus rigoureuse, avec des poursuites systématiques en cas d’infractions avérées.
Au-delà du cas individuel des deux célébrités, cette affaire soulève une question plus large : celle de la régulation des contenus sur les réseaux sociaux en Guinée.

Entre nécessité de préserver l’ordre public et risque d’encadrement excessif de la liberté d’expression, la ligne de crête reste fragile. Cette intervention judiciaire apparaît ainsi autant comme une réponse à une dérive médiatique que comme un signal adressé à l’ensemble des acteurs du numérique.

 

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