L’ancien président de la délégation spéciale de la commune de Matam, Badra Aliou Cheikouna Koné, a comparu ce mercredi 29 avril 2026 devant les juges de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF).
Il est poursuivi pour une série d’infractions graves liées à la gestion des fonds publics. Les charges retenues contre lui incluent notamment le détournement de deniers publics, la corruption d’agents publics, le faux et usage de faux en écritures publiques, l’escroquerie, la prise illégale d’intérêts, le conflit d’intérêts, l’enrichissement illicite, le blanchiment de capitaux ainsi que la complicité.
Selon les textes en vigueur, ces faits sont prévus et punis par plusieurs dispositions du code pénal, notamment les articles 19, 20, 403, 499, 585, 586, 652, 653, 764, 771 et suivants. Ils relèvent également des articles 3, 4, 31, 32, 33, 45 et 52 de la loi n°041 du 4 juillet 2017 relative à la prévention, à la détection et à la répression de la corruption et des infractions assimilées. À cela s’ajoutent les articles 7, 112 et 113 de la loi n°024 du 17 août 2021 portant sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
Cette comparution s’inscrit dans un contexte de renforcement des poursuites engagées par la CRIEF contre les présumés auteurs d’infractions économiques et financières en Guinée, marquant ainsi une volonté accrue des autorités de lutter contre la corruption et la mauvaise gestion des ressources publiques.
Aboubacar Moussa Camara









