Trois jours après des attaques terroristes coordonnées ayant frappé plusieurs localités stratégiques du Mali, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a pris la parole ce soir dans un contexte de forte tension sécuritaire. Dans une allocution marquée par la fermeté et un appel à la résilience collective, le chef de l’État a dressé un premier bilan de la riposte des Forces armées maliennes, tout en dénonçant les complicités extérieures qui alimenteraient ces violences. Face à une offensive d’ampleur visant notamment Bamako, Kati, Mopti, Gao et Kidal, il a également appelé à un sursaut national pour faire face à ce qu’il qualifie de tentative de déstabilisation du pays.
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Le dirigeant malien a souligné « l’efficacité » de la réaction des FAMa, affirmant que les forces nationales ont rapidement contenu l’attaque et repris le contrôle de plusieurs zones ciblées. Selon lui, l’objectif des assaillants était de plonger le pays dans un climat de violence généralisée, en multipliant les frappes simultanées sur des points névralgiques du territoire.

« Grâce à la promptitude et au professionnalisme des Forces armées et de sécurité, un violent coup d’arrêt a été donné aux assaillants… Grâce au sang-froid des hommes engagés et au maintien de la cohérence de la chaîne de commandement, le plan funeste de l’ennemi a été déjoué avec la neutralisation d’un nombre important d’assaillants », a-t-il martelé, saluant la mémoire du Général Sadio Camara, le ministre de la Défense tué lors d’une attaque kamikaze ayant visé sa résidence à Kati.

Le Général Goita a précisé que la situation est actuellement sous contrôle, bien que les opérations de ratissage et de sécurisation se poursuivent sur le terrain. Pour le président malien, ces assauts ne sont pas fortuits mais s’inscrivent dans une stratégie globale visant à entraver la marche du pays vers sa pleine autonomie. Il a explicitement pointé du doigt des complicités au-delà des groupes terroristes eux-mêmes.

« Ces attaques ne sont pas des faits isolés. Elles s’inscrivent dans un vaste plan de déstabilisation conçu et exécuté par les groupes armés terroristes et les sponsors internes et externes, qui leur fournissent du renseignement et des moyens logistiques », a-t-il dit.

Le chef de l’Etat malien réitère sa volonté de « maintenir le cap de la refondation », présentant la lutte actuelle comme le prix nécessaire à payer pour l’indépendance nationale. Assimi Goïta exhorte les Maliens à ne pas succomber à la division ou à la guerre informationnelle, tout en rappelant l’importance de la coopération entre civils et militaires.

« Un sursaut national est aujourd’hui indispensable et nous devons tous, comme un seul homme, nous ériger contre la division et la fracture sociale. […] Je vous exhorte aussi à ne pas céder aux rumeurs, aux messages d’affolement ni aux manipulations. Par ces temps qui courent, la désinformation peut devenir une arme au service du terrorisme », a-t-il lancé dans son discours d’une dizaine de minutes.

Le Président a également salué la dynamique de la Confédération des États du Sahel (AES) et a rendu hommage au soutien de la Fédération de Russie. Il a assuré que l’État prendrait en charge les victimes et les familles éprouvées par ces événements.

« La solidarité nationale ne doit pas être un vain mot, elle doit être un geste, une présence, un soutien concret. Aucune violence, aucune intimidation, encore moins de tentatives désespérées de déstabilisation ne sauront inverser la marche de notre pays », a-t-il assuré.

 

 

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